Ferdinand-Philippe, le prince dont la mort prépara peut-être la République
Le 13 juillet 1842, la mort accidentelle de l’héritier de Louis-Philippe transforma une succession assurée en périlleuse attente. Six ans plus tard, la monarchie de Juillet s’effondrait devant un roi vieillissant et un héritier âgé de neuf ans. Le 13 juillet 1842, la monarchie française ne fut pas renversée par une révolution, une guerre ou un attentat. Elle fut peut-être condamnée par un cheval emballé. Ce jour-là, Ferdinand-Philippe d’Orléans, fils aîné de Louis-Philippe et prince royal, quittait le palais des Tuileries pour rejoindre sa famille au château de Neuilly. Les chevaux de sa voiture s’emportèrent près de la porte Maillot. Projeté hors du véhicule, le prince se fractura le crâne. Transporté dans l’arrière-boutique d’un commerçant voisin, il mourut quelques heures plus tard, entouré de sa famille. Il n’avait que trente et un ans. La France perdait un prince. Louis-Philippe perdait son fils. La monarchie de Juillet, elle, perdait peut-être son avenir. Un héritier plus p...

